• COMMUNIQUE TGV NATIONAL

     

    Le lundi 06 décembre 2010, la haute cour constitutionnelle a proclamé les résultats officiels du référendum constitutionnel du 17 Novembre dernier.

    De toute l’histoire de la nation Malagasy, c’est l’élection la plus propre et la plus indépendante jamais organisée. La campagne électorale s’est déroulée sans incident. Le scrutin a été conforme aux normes et standards appliqués par les instances internationales.

    Nous tenons à remercier vivement celles et ceux qui ont contribué à la réussite de ce référendum, en premier lieu le Comité Électoral National Indépendant.

    Comme dirait un proverbe Malagasy, « Dans un champ d’arums, il y en a toujours quelques uns qui ont des taches », des défauts et des petites imperfections méritent toutefois d’être signalés et donc à corriger. Outre la violation des dispositions légales et réglementaires perçu dans quelques bureaux de vote, il y avait aussi le non respect des formalités substantielles comme le non signature ou non émargement des listes électorales. On ne peut pas non plus négliger les imperfections liées à la préparation des listes électorales. Par conséquent, nous soutenons avec force le report de l’élection communale. Cela va permettre à la fois une réédition en profondeur des listes électorales et un temps de formation des agents électoraux.

    Toutefois, la légitimité de ce référendum est incontestable. Les Malagasy se sont déplacés en masse dans les urnes. « (…) Mercredi 17 novembre 2010, le Peuple malagasy a parlé. Clairement et en grand nombre (…) » ce sont les mots de Paul Wille, sénateur honorable de la Belgique et ancien Vice Président du conseil de l’Europe. Ceci montre que, même ceux qui nous suivent de l’extérieur sont convaincus de la réussite de ce référendum.

    Le résultat, qui, avouons le, est un « plébiscite » du OUI (74,19% pour le OUI contre 25,81% pour le NON) traduit la volonté manifeste des Malagasy pour le changement. Une aspiration qui devient au fil du temps un désir profond. Ce résultat prouve que la majorité des Malagasy adhère et soutient la feuille de route tracée par le pouvoir de transition et le Président Andry Nirina RAJOELINA.

    Nous appelons la communauté internationale à revoir sa copie, et considérer en priorité l’intérêt du peuple Malagasy. Nous leur demandons une vision plus objective et non partisane des choses pour éviter une trop forte considération d’une voix minoritaire, incarnée par les trois mouvances.

    Fait à Antananarivo, le 06 décembre 2010

    Le Bureau National TGV


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  • INTERPELLATIONS DEVANT L'AMBASSADE DE MADAGASCAR A PARIS:

    Nous apprenons de source officielle confirmée par divers témoins oculaires
    que des malgaches se réclamant des GTT ont été interpellés par la police
    française, ce jour 8 septembre , à Paris. Ils ont été, menottes
    au poing, conduits dans les services de police pour vérification, contrôle
    d'identité et explications. Cette mesure fait suite à des comportements  et
    agissements  agressifs non conformes à la courtoisie sur la voie publique, à
    proximité de l'ambassade.


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  • Au vu du résultat de Maputo 2 on en revient toujours au même constat, ‘’ ce qui est simple et évident pour le peuple semble très compliqué voire complexe pour les chefs politiques ‘’ :

    Face à cette situation qui fait beaucoup de tort à notre nation, nous interpellons la communauté internationale à faire preuve d’impartialité dans la gestion de la recherche d’une solution acceptable par et pour les malgaches. Et tout particulièrement au chef du GIC, dans le règlement de la crise malgache de ne pas se pencher pour telle ou telle mouvance mais de reconnaître l’effectivité du pouvoir et de l’autorité qui règne actuellement à Madagascar et de s’en inspirer pour les résolutions à venir.

    Nous dénonçons toutes formes de stratégies qui tendent à satisfaire en premier, l’intérêt d’un individu et relègue ainsi au second plan le véritable enjeu de ce sommet ‘’ un Accord pour l’intérêt supérieur de la nation et du peuple’’

    C’est ainsi que nous déplorons sans ambages, les positions défendues par les mouvances RATSIRAKA et RAVALOMANANA, comme étant des positions plutôt intéressées qu’intéressantes.

    Ces deux personnalités qui ont provoqués un cataclysme au cœur de l’Etat jadis, s’en seraient sortis par le haut s’ils avaient agi en écoutant la voix de la raison à défaut de celle des Malagasy au lieu de tergiverser pour tenter de revenir de nouveau à la tête du pays.

    Nous condamnons avec véhémence l’attitude honteuse et méprisable de Manandafy RAKOTONIRINA qui a contribué en grande partie aux côtés de RATSIRAKA et RAVALOMANANA, à l’échec de cette négociation. Il n’est pas concevable à ce stade de discussion et de réflexion, de traiter ses compatriotes à sa plus simple expression ‘’ MIARAMILA-POTAKA et MPIVAROTRA ENTA-KELY AMORON-DALANA ‘’.

    Nous nous félicitons du comportement de la mouvance ZAFY qui s’est placé en toute logique dans sa position de ‘’RAY AMAN-DRENY’’, et nous tenons à la remercier d’être sortie du lot en faisant montre de cette sagesse Malagasy.

    Et pour le respect des aspirations du peuple Malagasy et pour la mémoire de celles et ceux qui ont payé de leur vie cette quête de liberté et de démocratie, nous exigeons et nous défendons le maintien de Andry RAJOELINA à la tête de la Présidence de la Transition. Le désir du peuple est aussi simple et aussi évident que cela !

    RAKOTOVAO Organès, Porte Parole de TGVE

     


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  •  

    PRÉAMBULE

    CONSIDERANT que la dégradation de la situation politique actuelle menace l'unité et la solidarité nationales et porte atteinte à la paix et à la sécurité, au développement économique et social, ainsi qu'à la stabilité de Madagascar ;

    CONVAINCUES de la nécessité d'une sortie de la crise politique, du rétablissement de la paix sociale, de la garantie de la sécurité des biens et des personnes, de la relance de l'économie et de la remise en marche de l'Administration de manière négociée et consensuelle;

    RECONNAISSANT que les crises politiques cycliques qui ont affligé Madagascar depuis 1972 ont nui au développement du pays et qu'il importe d'établir de manière durable les bases d'une république démocratique stable, unie dans sa diversité et respectueuse des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

    ENGAGEES pour l'épanouissement de tous les citoyens malgaches par l'adoption d'une nouvelle Constitution en vue d'instaurer la IVeme République de Madagascar ;

    REAFFIRMANT la volonté des dirigeants politiques de restaurer le respect des valeurs socioculturelles du Peuple Malagasy, notamment le « fihavanana » ;

    RESOLUES à mettre en œuvre  le processus de réconciliation nationale pour soulager les blessures individuelles et collectives laissées par l'Histoire ;

    S'ENGAGEANT au respect des principes de la séparation et de l'équilibre des pouvoirs, exercés à travers des procédures démocratiques et dans le respect de l'état de droit ;

    Les parties suivantes :

    - la mouvance RAJOELINA Andry;

    - la mouvance RAVALOMANANA Marc;

    - la mouvance RATSIRAKA Didier; et

    - la mouvance ZAFY Albert;

    Sous les auspices de :

    - l'Union Africaine (UA) ;

    - la Communauté pour le Développement de l'Afrique Australe (SADC)

    - l'Organisation des Nations Unies (ONU) ; et de

    - l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ;

    Au nom du Peuple Malagasy,

    CONVIENNENT:

    Titre I - Des principes de la transition

    Article 1

    Les mouvances politiques s'engagent à œuvrer  pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle, en vue de l'organisation d'élections régulières, justes, transparentes, équitables et crédibles, et de la mise en place d'institutions démocratiques et stables.

    Article 2

    Les missions de la transition sont définies comme suit :

    - assurer la continuité de l'État et le respect de ses engagements nationaux et internationaux ;

    - rétablir l'ordre et la sécurité ;

    - initier le processus « vérité et réconciliation » ;

    - concevoir et mettre en place des structures étatiques répondant authentiquement aux aspirations des diverses composantes du Peuple Malgache et garantissant le partage équitable des richesses et du développement économique, social, culturel et humain dans le respect de sa diversité et de son unité ;

    - organiser les élections et consultations populaires (référendum sur la constitution et élections présidentielles et législatives) devant instaurer un nouvel ordre constitutionnel et mettre en place les institutions républicaines et démocratiques.

    Titre II - Des institutions et organes de la transition

    Article 3

    Dès la signature de la présente Charte, il est établi les institutions qui vont gérer l'Etat durant la période de la transition. Celle-ci ne pourra pas excéder quinze mois à compter de la date de signature de la présente Charte. Les institutions de la transition sont dissoutes au fur et à mesure que les institutions prévues par la nouvelle constitution sont mises en place.

    Les institutions et organes de la transition sont garants du fonctionnement régulier de l'Etat. Ils sont composés de :

    3.1. Un organe exécutif comprenant :

    - Le Président de la Transition, qui exerce les fonctions de Chef de l'Etat ;

    - Le Vice-président de la Transition ;

    - Le Gouvernement d'Union Nationale de la Transition, dirigé par un Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et trois Vice-Premiers Ministres en charge de portefeuilles ministériels et comprenant toutes les sensibilités politiques de Madagascar ;

    3.2. Un organe législatif bicaméral comprenant :

    - Le Conseil Supérieur de la Transition (GST) ;

    - Le Congrès de la Transition (CT) ;

    3.3. Un organe chargé de la réconciliation nationale : le Conseil National de Réconciliation (CNR) ;

    3.4. Deux organes consultatifs:

    - Le Conseil Economique et Social (CES);

    - Le Comité de Réflexion sur la Défense et la Sécurité Nationales;

    3.5. Un organe juridictionnel : la Haute Cour de la Transition (HCT) ;

    3.6. Un organe pour l'organisation et la supervision des élections : la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

    Les institutions suivantes sont remplacées par les organes de la Transition conformément à la présente Charte:

    - La Présidence de la République ;

    - L'Assemblée Nationale ;

    - Le Sénat ;

    - La Haute Cour Constitutionnelle.

    A. Du Président de la Transition

    Article 4

    Le Président de la Transition :

    • Est le symbole de l'indépendance nationale et de l'intégrité territoriale ;
    • Veille à l'unité et à la solidarité nationale ainsi qu'à la stricte application de la présente Charte ;
    • Veille au fonctionnement régulier des institutions provisoires de la République. Il assume la continuité de l'Etat ainsi que le respect des engagements internationaux conclus par la République de Madagascar ;
    • Préside le Conseil des Ministres ;
    • Nomme le Premier Ministre, Chef du Gouvernement d'Union Nationale de la Transition, dans les conditions fixées à l'Article 10 de la présente Charte et le révoque après concertation avec la mouvance concernée ;
    • Nomme et révoque, sur proposition du Premier Ministre, les membres du Gouvernement ;
    • Nomme, sur proposition du Premier Ministre, le Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar ;
    • Nomme aux hauts emplois civils et militaires, ainsi qu'à ceux des organismes relevant de l'Etat en Conseil des Ministres ;
    • Contrôle la mise en œuvre de la politique générale de l'Etat durant la Transition et les activités des différentes structures de l'Etat. A ce titre, il peut saisir les organes de contrôle et d'inspection des différents services de l'Etat ;
    • Est le Chef Suprême des Armées. A ce titre, il nomme les principaux responsables de l'Armée, de la Gendarmerie et de la Police Nationale. Il a sous son autorité l'Inspection Générale de l'Etat, l'Inspection Générale de l'Armée, l'Inspection Générale de la Gendarmerie et l'Inspection Générale de la Police ;
    • Est garant de l'indépendance de la justice et exerce le droit de grâce en Conseil Supérieur de la Magistrature ;
    • Proclame l'état d'urgence, état de nécessité nationale ou la loi martiale lorsque les circonstances l'exigent pour la défense de la République, de l'ordre public et de la sécurité de l'Etat, selon les conditions et les modalités prévues par la loi ;
    • Adopte les ordonnances et décrets délibérés en Conseil des Ministres ;
    • Promulgue les lois et ordonnances ;
    • Accrédite et rappelle les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires de la République de Madagascar auprès des autres Etats et des organisations internationales, il reçoit les lettres de créance et de rappel des représentants des Etats et des organisations internationales reconnues par la République de Madagascar ;
    • Préside les cérémonies officielles ; et
    • Confère les décorations de l'Etat.

    Article 5

    En cas de vacance de la Présidence de la Transition, le Vice-président assure l'intérim jusqu'à la nomination d'un nouveau Président issu de la même mouvance.

    B. Du Gouvernement d'Union Nationale de la Transition

    Article 6

    Le Gouvernement d'Union Nationale de la Transition est composé d'un Premier Ministre de consensus, de trois Vice-Premiers Ministres représentant les mouvances politiques et de 28 Ministres issus des différentes sensibilités politiques de Madagascar.

    Article 7

    Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement d'Union Nationale de la Transition :

    • Préside le Conseil de Gouvernement ;
    • Définit et conduit la politique générale de l'Etat. Il en présente régulièrement les grandes orientations au Président de la Transition ;
    • Sans préjudice des compétences dévolues au Président de la Transition, telles que définies à l'Article 4 ci-dessus, il nomme en Conseil de Gouvernement aux emplois civils et militaires de l'Etat. Il exerce le pouvoir réglementaire. Il assure dans ce cadre l'exécution des lois et des ordonnances ;
    • Dirige l'action du Gouvernement et est responsable de la coordination des activités des différents départements ministériels ;
    • Arrête les projets de loi et d'ordonnance soumis à la délibération du Conseil des Ministres. Les projets de loi sont déposés sur le Bureau du Congrès de la Transition ;
    • Est le chef de l'Administration ;
    • Nomme aux hauts emplois civils et militaires, ainsi qu'à ceux des organismes relevant de l'Etat en Conseil de Gouvernement, après l'aval du Président de la Transition, à l'exception de ceux prévus par l'Article 4 de la présente Charte ;
    • Peut déléguer certains de ses pouvoirs aux membres du Gouvernement avec faculté de subdélégation, notamment aux Vice-Premiers Ministres ;
    • Veille à l'exécution des décisions de justice ;
    • Dispose des organes de contrôle de l'État, sans préjudice des dispositions de l'Article 4 ci-dessus ;
    • Est garant du maintien de l'ordre et de la sécurité publics, dans le respect des libertés fondamentales et des droits de l'Homme. A cet effet, il est le chef de toutes les forces de Tordre et de sécurité ;
    • Négocie les traités et conventions internationaux conformément aux principes arrêtés en Conseil des Ministres ;
    • Convoque les électeurs pour le référendum en vue de l'adoption de la nouvelle constitution ainsi que pour les élections présidentielles et législatives.

    Les compétences autres que celles expressément dévolues à la Présidence de la Transition, au Conseil Supérieur de la Transition et au Congrès de la Transition relèvent du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

    Article 8

    Toutes les mesures tendant à assurer la continuité des services publics au niveau de l'Etat et des collectivités locales sont arrêtées en Conseil de Gouvernement.

    C. De l'organe législatif

    Article 9

    Le Conseil Supérieur de la Transition, Chambre haute de l'organe législatif, comporte 65 membres.

    Il élit les membres du Bureau Permanent et les Présidents de Commissions.

    Article 10

    Le Conseil Supérieur de la Transition décide de son organisation, de son fonctionnement et de son règlement intérieur. De manière générale, les décisions sont adoptées par consensus.

    Article 11

    En cas de vacance de la Présidence du CST, les fonctions du Président sont exercées par l'un des Vice-présidents jusqu'à la désignation du nouveau Président du CST conformément à l'Article 14.

    Article 12

    Le Congrès de la Transition est la Chambre basse de l'organe législatif de la transition. Il est composé de 258 membres.

    Les membres sont nommés par décret du Président de la Transition.

    Le Congrès de la Transition élit parmi ses membres ses Vice-présidents, dont le nombre est fixé à six au maximum.

    Le Bureau Permanent du Congrès de la Transition est formé par te Président et les Vice-présidents.

    Il est assisté par un Secrétariat Général.

    Les modalités d'organisation et de fonctionnement du Congrès de la Transition seront déterminées par un règlement intérieur adopté par ses membres.

    Article 13

    La fonction législative, contre-pouvoir de l'Exécutif, est exercée conjointement par les deux chambres. L'initiative des lois est partagée entre le Gouvernement, le Conseil Supérieur de la Transition et le Congrès de la Transition.

    Les deux chambres :

    • Votent les lois organiques, la loi de finances et les lois ordinaires ;
    • Ratifient les ordonnances. Celles-ci acquièrent force législative dès la publication

    de la loi de ratification au Journal Officiel.

    Autorisent la ratification des conventions et des traités internationaux ;

    • Supervisent et contrôlent l'action gouvernementale.

    En cas de désaccord entre les deux chambres, le projet ou la proposition de loi est définitivement adoptée en réunion conjointe des deux chambres.

    Article 14

    Les Présidents des deux chambres donnent leur avis au Président de la Transition avant toute proclamation de l'état d'urgence, de l'état de nécessité nationale ou de la loi martiale lorsque les circonstances l'exigent pour la défense de la République, de l'ordre publique et de la sécurité de l'Etat.

    Article 15

    L'initiative des lois appartient concurremment au Premier Ministre et aux membres du Congrès de la Transition.

    Article 16

    Le Président du Congrès de la Transition et ses membres sont autorisés à saisir les organes de contrôle et d'inspection des différents services de l'État.

    D. Du Conseil National de Réconciliation (CNR)

    Article 17

    Le CNR est chargé de la conception et de la mise œuvre du processus de réconciliation nationale sur la base du concept « vérité et réconciliation », de l'organisation des conférences régionales et de la conférence nationale ainsi que de la révision et, le cas échéant, de l'élaboration des textes législatifs et réglementaires fondamentaux relatifs à la refondation de la République.

    Le CNR est composé de 9 membres dont un Président désigné par les signataires de la présente Charte. Les huit membres restant sont désignés à raison de deux par mouvance politique.

    Article 18

    A cette fin, il est procédé à la création d'une Commission « Vérité et Réconciliation », d'une Commission Nationale chargée de la relecture de la Constitution et d'un Comité d'organisation des conférences régionales et de la conférence nationale.

    La Commission « Vérité et Réconciliation » passera en revue tous les événements ayant marqué la vie politique, économique et sociale de Madagascar.

    Elle étudiera toutes les questions liées aux réparations, compensations et éventuelles reconstitutions des carrières sur la période considérée.

    Les modalités d'organisation et de fonctionnement du CNR seront déterminées par le règlement intérieur adopté par ses membres.

    E. Du Conseil Economique et Social (CES)

    Article 19

    Le Conseil Economique et Social est un organe consultatif composé de 72 membres.

    Article 20

    Les membres du CES proposés par la société civile et les mouvances sont nommés par décret du Président de la Transition.

    Le CES est dirigé par un Bureau Permanent composé d'un Président et d'un Vice-président assistés d'un Secrétariat Général. Toute autre organisation du CES relève du règlement intérieur élaboré par ses membres.

    Article 21

    Le Conseil Economique et Social est chargé de faire des recommandations au Gouvernement sur la politique économique et sociale et de favoriser l'instauration d'un équilibre régional équitable.

    Il est obligatoirement consulté sur le projet de loi des finances.

    F. Du Comité de Réflexion sur la Défense et la Sécurité Nationales (CRDSN)

    Article 22

    II est créé un organe consultatif sur les questions de défense et de sécurité, le Comité de Réflexion sur la Défense et la Sécurité Nationales (CRDSN). Le CRDSN est chargé de mener une réflexion sur les questions de défense et de sécurité nationales, en particulier les voies et moyens de renforcer la cohésion et la discipline au sein des forces armées et de sécurité afin de construire une armée républicaine au service de la Nation.

    Il est composé de 8 membres désignés par les mouvances politiques (2 représentants par mouvance).

    G. De la Haute Gourde la Transition (HCT)

    Article 23

    La Haute Cour de la Transition veille au respect des dispositions de la présente Charte. Elle statue sur le contentieux des opérations référendaires et des élections présidentielles et législatives et de tout autre scrutin à caractère national. Elle règle les conflits de compétences entre deux ou plusieurs institutions de l'État ou entre l'État et une ou plusieurs collectivités locales. Elle veille au respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ainsi qu'à l'application des engagements internationaux liant la République de Madagascar.

    La HCT est composée de 11 membres ayant une expérience juridique confirmée et désignés selon la clé de répartition suivante:

    - Un membre désigné par le Président de la Transition;

    - Un membre désigné par le Conseil Supérieur de la Transition ;

    - Un membre désigné par le Congrès de la Transition ;

    - Un membre désigné par le Conseil National de Réconciliation ;

    - Trois membres désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature ; et

    - Quatre membres désignés par les mouvances politiques (un représentant par mouvance).

    Le Président de la Haute Cour de la Transition est élu par ses pairs.

    La Haute Cour de la Transition statue sur la conformité des lois et des ordonnances aux dispositions de la présente Charte. Elle s'assure également de la compatibilité de ces actes ainsi que de ceux édictés par les organes compétents des autorités décentralisées avec les traités ou accords internationaux en vigueur, notamment ceux assurant la garantie des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

    A cette fin, la Haute Cour de la Transition peut être saisie par le Président de la Transition, le Premier Ministre ou un tiers des membres du Congrès de Transition ou du Conseil Supérieur de la Transition.

    H. De la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)

    Article 24

    II est créé une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La CENI est chargée d'organiser et de superviser toutes les opérations électorales. Elle est également chargée des activités de sensibilisation et d'éducation citoyennes liées aux élections. Elle est composée de personnalités expérimentées, crédibles, compétentes et de grande intégrité. La CENI sera mise en place par la conférence nationale.

    Titre III : Des mesures d'amnistie et d'annulation des poursuites

    • Des principes généraux gouvernant l'amnistie

    Article 25

    Dans un but d'apaisement politique et social, et afin de favoriser le processus de réconciliation nationale, le Conseil national de réconciliation soumettra pour adoption au Congrès de la Transition une proposition de loi d'amnistie générale. La loi d'amnistie respecte scrupuleusement les règles, les principes généraux et coutumiers du droit international public ainsi que les traités ou accords internationaux en vigueur gouvernant la répression des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre l'humanité. Dans le respect des mêmes règles et principes, elle ne couvre ni n'exonère les violations graves des droits de l'Homme et des libertés fondamentales protégés par les instruments régionaux et internationaux liant la République de Madagascar. Elle n'annule pas les crimes et délits constitutifs d'atteintes à la vie, à l'intégrité physique des personnes.

    Article 26

    La loi d'amnistie s'entend dans le strict respect de la présomption d'innocence. Elle clôt définitivement toute poursuite de quelque nature que ce soit et ce devant toutes les juridictions ou instances. Elle éteint l'action publique. Elle annule toutes les condamnations et sanctions administratives de quelque nature que ce soit définitivement prononcées ou non.

    • De la préparation et du vote de la loi d'amnistie

    Article 27

    L'amnistie fait l'objet d'un projet de loi adopté par les mouvances politiques lors des négociations de l'Hôtel Carlton à Antananarivo et annexé à la présente Charte. Il est inscrit en priorité à l'ordre du jour des deux chambres (CST et CT) pour ratification lors de leurs premières sessions.

    • De l'objet et de la portée de la loi d'amnistie

    Article 28

    Sont couverts par la loi d'amnistie toutes les infractions, manquements et fautes quels que soient leur nature, leur objet ou leur qualification, commis durant l'exercice de leurs fonctions ou de leurs responsabilités par l'ensemble des personnes ayant eu en charge les fonctions de direction ou d'exécution au sein de l'Etat ainsi que celles de responsables politique de l'opposition entre le 1er janvier 2002 et la date de signature de la présente Charte.

    Sont nulles et de nul effet toutes poursuites, décisions, condamnations judiciaires ou administratives ayant été faites sur la base des infractions et faits de nature politique maquillés en infractions de droit commun.

    Article 29

    Toute personne bénéficiaire de l'amnistie est remise en liberté sans délai et recouvre, sans autres formalités, ses droits civils et politiques.

    Article 30

    La loi d'amnistie entre en vigueur après sa promulgation et sa publication au Journal Officiel de Madagascar.

    Article 31

    Toute personne victime des événements politiques entre 2002 et la date de signature de la présente Charte qui aurait subi des préjudices de quelque nature que ce soit aura droit à une réparation et/ou à une indemnisation par l'Etat dont les modalités seront fixées par le CNR.

    Titre IV- Du statut des anciens Chefs d'Etat

    Article 32

    Un statut spécial sera élaboré en vue de garantir aux anciens Chefs d'Etat, y compris le Chef d'Etat de la Transition, la considération due à leur rang passé et de préserver leur dignité, leur sécurité et leur bien-être.

    Les anciens Chefs d'Etat sont nommés Sénateurs à vie.

    Titre V- De l'organisation des élections

    Article 33

    Les élections présidentielles et législatives seront organisées dans un délai n'excédant pas quinze mois à compter de la date de signature de la Charte de la Transition, ce après une évaluation indépendante des capacités de Madagascar à organiser les élections. Cette évaluation sera conduite par des experts nationaux et internationaux de l'UA, de la SADC, de l'OIF, de l'ONU et de l'Union Européenne.

    Article 34

    Pendant la période de la transition, et tout au long du processus électoral, Madagascar bénéficiera du soutien de la communauté internationale sur les plans politique, diplomatique, technique et financier.

    Les élections seront observées par des observateurs nationaux et internationaux délégués sur place.

    Titre VI - De l'élaboration de la nouvelle Constitution

    Article 35

    La République de Madagascar sera dotée d'une nouvelle Constitution.

    Le projet de Constitution prévoit en outre les dispositions suivantes :

    - Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois ;

    -Toute révision de la Constitution touchant à l'organisation ou au fonctionnement des pouvoirs publics ainsi qu'à la forme de l'Etat doit être ratifiée par référendum.

    Le projet de Constitution soumis au référendum inclura les recommandations de la conférence nationale organisée par le Conseil National de Réconciliation.

    Titre VII - Du suivi international

    Article 36

    La communauté internationale, témoin et garante des engagements pris dans le cadre de la Charte de la Transition, est appelée à appuyer le processus de transition, y compris l'organisation des élections.

    Article 37

    En cas de non-respect par l'une ou l'autre des mouvances signataires des engagements souscrits au terme de la présente Charte, l'assistance de l'Equipe Conjointe de  Médiation pour Madagascar sera sollicitée.

    Titre VIII - D'un climat de sérénité pendant la période de la transition

    Article 38

    Les mouvances s'engagent à maintenir un climat de paix, de sérénité et de confiance durant toute la période de la transition afin d'en assurer le succès.

    Titre IX- Dispositions diverses et transitoires

    Article 39

    Les fonctions au sein des institutions et organes de la transition ne sont pas cumulables.

    Article 40

    Pour la mise en œuvre  de la présente Charte, les parties signataires conviennent des modalités suivantes :

    - Dès sa signature, tous les organes et institutions prévus par la présente Charte sont mis en place dans un délai n'excédant pas trente jours;

    - Les différentes mouvances politiques signataires de la présente Charte procèdent à la désignation des membres de toutes les institutions ou organes prévus dans un délai n'excédant pas trente jours.

    Article 41

    Les modalités de mise en œuvre et d'application de la présente Charte sont fixées, selon le cas, par la loi ou par ordonnance complétées le cas échéant, par décret, ou arrêtés.

    Article 42

    La présente Charte de la Transition constitue la loi constitutionnelle de la transition.

    Article 43

    Toutes les dispositions constitutionnelles, législatives et réglementaires, ainsi que toutes celles résultant d'autres textes qui ne sont pas contraires aux dispositions de la présente Charte demeurent en vigueur et s'appliquent de plein droit.

    Titre X- Signataires et entrée en vigueur de la Charte de la transition

    Article 44

    Les mouvances politiques seront invitées à signer la Charte de la Transition.

    D'autres mouvances ou entités peuvent y adhérer ultérieurement. Elles bénéficieront des droits et seront tenues par les devoirs y afférents.

    Article 45

    La présente Charte de la transition entrera en vigueur dès la date de sa signature et, conformément aux dispositions de l'Article 4 de l'Ordonnance 62-041 du 19 septembre 1962, fera l'objet d'une publicité par tous les moyens, notamment par émission radiodiffusée, télévisée ou par affichage, indépendamment de son insertion au Journal officiel de la République de Madagascar.

    L'ordonnance de ratification de la présente Charte sera signée et publiée simultanément dans les mêmes conditions.

    Article 46

    Les représentants de toutes les forces vives du Peuple Malgache (confessions religieuses, syndicats, forces armées et de sécurité, opérateurs économiques et organisations représentatives de la société civile) seront invités à adhérer à la présente Charte de la Transition.

    Maputo, le 9 août 2009.

     


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     ADDIS ABEBA, 22 JUILLET 2009

    1. A l'initiative du Président de la Commission de l'Union africaine (UA), M. Jean Ping, et dans le prolongement des décisions pertinentes du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA et de la décision sur le rapport du CPS sur ses activités et l'état de la paix et de la sécurité en Afrique [Assembly/AU/Dec.252(XIII)], adoptée par la 13ème session ordinaire de la Conférence de l'Union tenue à Sirte, en Libye, du 1er au 3 juillet 2009, le Groupe international de contact sur Madagascar a tenu sa deuxième réunion consultative à Addis Abéba, le 22 juillet 2009. Le Groupe de contact a pour objectif de mieux coordonner l'action de la communauté internationale en vue du retour rapide à l'ordre constitutionnel à Madagascar. Outre l'UA, cette réunion a regroupé les organisations et pays ci-après : Commission de l'Océan Indien (COI), Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC), Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), Nations unies, Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et Union européenne (UE). La Libye, en sa qualité de pays assurant la présidence en exercice de l'UA, l'Ethiopie, en sa qualité de pays assurant la présidence du CPS de l'UA pour le mois de juillet 2009, ainsi que les membres africains et les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, ont également pris part à la réunion. Au cours de ses délibérations, le Groupe de contact a entendu des communications des chefs de délégations des mouvances politiques Ravalomanana et Ratsiraka, qui ont répondu positivement à l'invitation adressée par l'UA aux quatre mouvances politiques malgaches.

    2. Le Groupe de contact a passé en revue l'évolution de la situation à Madagascar depuis sa réunion du 30 avril 2009. A cet égard, les participants ont réaffirmé les termes du communiqué publié par le Groupe de contact à l'issue de sa réunion inaugurale. Ils ont noté que les négociations entre les mouvances politiques malgaches en vue de l'adoption d'une Charte de transition pour une sortie de crise pacifique et consensuelle à Madagascar, conduites sous l'égide de l'UA, par une équipe de médiation internationale comprenant les Envoyés spéciaux de l'UA, de la SADC, des Nations unies et de l'OIF, avaient permis d'enregistrer des avancées importantes, avant d'être suspendues, le 16 juin 2009, du fait du raidissement des positions des parties. Les participants ont exprimé leur appréciation à la Médiation pour ses efforts, déployés avec l'appui du Chapitre opérationnel local du Groupe de contact, qui a tenu quatre réunions au cours de la période considérée.

    3. Le Groupe de contact a salué les conclusions et décisions du Sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de Gouvernement de la SADC sur Madagascar, tenue à Sandton, en Afrique du Sud, le 20 juin 2009, qui a notamment exhorté toutes les parties prenantes malgaches à s'engager en faveur d'un règlement pacifique et négocié de la crise. Le Groupe de contact s'est, en particulier, félicité de la nomination de l'ancien Président Joaquim Chissano du Mozambique comme chef de l'équipe de médiation de la SADC dans la crise malgache. Le Président Chissano a informé les participants des résultats de la mission qu'il a effectuée à Antananarivo et à Paris, du 9 au 20 juillet 2009.

    4. Le Groupe de contact a pris note de la position sur la situation à Madagascar contenue dans la décision Assembly/AU/Dec.252(XIII) mentionnée plus haut, par laquelle les chefs d'Etat et de Gouvernement ont, entre autres, exprimé leur appui aux éléments de sortie de crise articulés par le Groupe de contact lors de sa réunion du 30 avril 2009, encouragé le Président de la Commission de l'UA à poursuivre et à intensifier ses efforts en vue du retour rapide à l'ordre constitutionnel, en étroite consultation avec la SADC, ainsi qu'avec les Nations unies, l'OIF et l'UE ; et se sont félicités de la désignation, par la SADC, de l'ancien Président Joaquim Chissano comme chef de son Equipe de médiation sur la crise malgache.

    5. Le Groupe de contact a également pris note du communiqué publié le 6 juillet 2009, à la suite de la consultation entre l'UE et les autorités malgaches de facto, dans le cadre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou, communiqué qui, tout en indiquant que « les propositions et les engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de perspectives crédibles à un retour à l'ordre constitutionnel », en appelle à un accord consensuel pour le retour à l'ordre constitutionnel.

    6. Le Groupe de contact a fermement condamné les actes de violence perpétrés notamment ces deniers jours à Madagascar, ainsi que les menaces qui pèsent sur les journalistes et la liberté de la presse. Il a adressé une mise en garde aux extrémistes, de quelque bord qu'ils soient, qui jettent de l'huile sur le feu et compromettent, par leurs actes, la recherche d'une solution négociée.

    7. Le Groupe de contact a mis en garde contre toute démarche unilatérale visant à légitimer le changement anticonstitutionnel intervenu à Madagascar, notamment l'organisation par les autorités de fait d'une conférence nationale et d'élections sans accord politique inclusif, et rejeté fermement toute tentative d'imposer des faits accomplis. Le Groupe de contact a instamment demandé aux autorités de fait, ainsi qu'aux autres parties malgaches, de placer l'intérêt de Madagascar et la recherche du consensus au dessus de toute autre considération, particulièrement au regard des risques d'instabilité accrue dans l'Ile, ainsi que de la détérioration continue de la situation économique et sociale, des souffrances qui en résultent pour la population civile et du danger que cette situation fait peser sur les accords qui lient Madagascar à ses partenaires, y compris l'AGOA.

    8. A la lumière de ce qui précède, et après avoir réaffirmé le rejet total par leurs organisations et pays respectifs du changement anticonstitutionnel intervenu à Madagascar, ainsi que les termes du communiqué du Groupe de contact du 30 avril 2009, les participants ont souligné l'impératif du retour rapide à l'ordre constitutionnel, à travers un processus consensuel impliquant l'ensemble des acteurs politiques malgaches et fondé sur le respect des dispositions pertinentes de la Constitution du pays. Ils ont réitéré leur engagement à œuvrer ensemble pour aider toutes les parties malgaches à réaliser cet objectif, à travers la tenue d'élections libres, régulières et transparentes, sous la supervision de la communauté internationale.

    9. De façon plus spécifique, le Groupe de contact est convenu de ce qui suit : (i) convocation, sous l'égide de l'UA, au Mozambique, au plus tard dans la première semaine du mois d'août 2009, d'une réunion entre toutes les mouvances politiques malgaches représentées par leurs chefs de file respectifs, pour parvenir à une solution consensuelle en vue du retour rapide à l'ordre constitutionnel et régler les questions restées pendantes après la suspension des négociations inter-malgaches, le 16 juin 2009 ; (ii) cette rencontre se déroulera sous la direction de l'ancien Président Joaquim Chissano, assisté de l'Equipe de médiation de la SADC et des Envoyés spéciaux de l'UA, des Nations unies et de l'OIF, avec l'appui des autres membres du Groupe de contact ; (iii) le Médiateur de la SADC, en étroite collaboration avec les Envoyés spéciaux de l'UA, des Nations unies et de l'OIF, déterminera les modalités d'une mission préparatoire à Madagascar, la semaine prochaine, pour faciliter le bon déroulement et le succès de la réunion des chefs de file des mouvances malgaches, et prendra attache avec toutes les parties malgaches tant à Madagascar qu'en dehors de Madagascar.

    10. Le Groupe de contact a encouragé le CPS à demeurer activement saisi de la situation à Madagascar et, conformément à ses décisions antérieures et aux instruments pertinents de l'UA, notamment la Déclaration de Lomé, à prendre, le cas échéant, les mesures prévues à cet effet si, à l'expiration du délai de six mois stipulé par la Déclaration, aucun progrès significatif n'est enregistré sur la voie du retour à l'ordre constitutionnel.

    11. Le Groupe de contact a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour qu'elle poursuive l'assistance humanitaire nécessaire afin d'alléger les difficultés de vie des populations malgaches aggravées par la situation politique actuelle.

    12. Les membres du Groupe de contact sont convenus de continuer à travailler ensemble sous l'égide de l'UA et en appui à ses efforts, afin de promouvoir un règlement rapide de la crise et le retour à l'ordre constitutionnel à Madagascar. Ils sont convenus de tenir leur prochaine réunion à une date et en un lieu qui seront déterminés au vu des progrès qui auront été réalisés dans le processus de médiation.

    Addis Abéba, le 22 juillet 2009

     


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