• La menace  Internationale plane comme une ombre maléfique sur Madagascar. Il ‘y aura pas d’exception pour Madagascar, le mal aimé de l’Afrique. Néanmoins,  la menace brandie par l’ONU, l’UE, les USA et d’autres ne doit pas nous faire oublier que « l’exemple malgache » est suivi avec une très grande attention par les peuples africains car c’est la démonstration réussie que lorsqu’il y a une véritable volonté populaire, les caïmans reculent , n’est ce pas messieurs Bongo, Kadhafi, Dos Santos, Sassou N’Guesso, Compaoré et d’autres qui soit n’ont jamais été élus ( le Président de l’UA) ou ont trafiqué les élections pour être des « élus aux forceps » !

     

     

    Il faut donner du temps au temps pour apporter une proposition qui fera taire toutes ces critiques. Je pense notamment à la Démocratie et à la réconciliation nationale/assises nationales ou une « conférence nationale souveraine et populaire ». Ce mot (la Démocratie) porte en lui son lot de bonheur et de malheur sur Terre. La Démocratie sera notre principal cheval de bataille, mais une démocratie dans la transparence, la solidarité, le respect des valeurs traditionnelles malagasy et le renforcement de l’unité nationale.

     

    Dans le futur immédiat, je pense qu’il est judicieux de mettre en forme et de donner une date au projet de réconciliation nationale ou d’assisses nationales ou « conférence nationale souveraine et populaire ». Mais attention, sa mise en place est des plus délicates. Elle doit aboutir sur du concret. Le choix des participants s’avère alors crucial. Cela consiste à mettre en place des participants représentatifs de la nation Malgache, s’assurer de sa cohérence et de son intégrité. Nous ne pourrons pas nous payer le luxe d’un échec, pourtant, le risque est important.

    Rappelons-nous que c’est par des conférences nationales, souveraines et populaires que le Bénin, l’ex-Zaïre, le Mali, ont mis en place des instances démocratiques au terme de transitions nées de mouvements populaires hors assemblées et autres Cours constitutionnelles ! D’où la nécessité de nommer d’emblée des gens à la tête de chaque Région. Il faut y placer des cadres, issus de l’ENA par exemple, qui connaissent le terrain, qui n’ont pas été des serviteurs veules des anciens régimes et qui ont à cœur qu’on leur fasse confiance pour mettre en œuvre une véritable politique de développement concertée, adaptée et intégrée.  Ils auront la charge, notamment,  d’identifier dans le plus bref délai les représentants/participants venant des régions, représentatifs des forces vives socio-économiques des territoires régionaux concernés. Il faut éviter les auto-proclamations comme celle de Hermann Tsivahiny, qui pourrait faire tache et qu’il est difficile de réprimer dans le contexte actuel.

     L’ensemble des acteurs politiques, les instances internationales, les investisseurs présents et à venir doivent comprendre que la HAT détient un réel pouvoir et que la nouvelle politique n’est, ni le laisser-aller, ni l’incompétence, ni l’iniquité. Bien que modeste, il n’en est pas moins respecté.

     

    Il y va de l’intérêt de la Nation,  de la crédibilité et du respect de ceux qui dirigent le Pays d’organiser au plus vite cette concertation nationale. Une sorte d’assemblée constituante, chère à nos constitutionnalistes.

    Il nous faut alors donner à cet évènement tous le sens de la Démocratie. Il doit regrouper toutes les forces vives de la nation : Partis politiques, Société Civile, Intellectuels, Diaspora (du monde, et non de la France uniquement), les « Loha-olona », KMF/CNOE, FFKM…..

    De cette concertation doit sortir, entre autres :  

    1-La date de la prochaine élection présidentielle, le mode de scrutin et son organisation

    2-Les modifications de la Constitution faite pour tous malgaches et non au profit d’un seul pour se maintenir au pouvoir).

    3- La confirmation du choix d’un développement durable, c'est-à-dire au service d’abord des malgaches, ensuite respectueux de la libre entreprise et sans braderie des richesses nationales, enfin ouvert aux investisseurs étrangers qui s’engagent à le respecter au lieu de profiter du faible pouvoir d’achat des nationaux  et du faible équipement structurel. Certes, nous sommes pauvres aujourd’hui, mais pour autant nous avons notre dignité et avons droit au respect mutuel.

    Partenaires, oui ! Boys des conglomérats internationaux, non !

    Telles sont quelques orientations fruit d’une réflexion collective de citoyens malagasy obligés de s’expatrier mais qui sont viscéralement attachés à la Patrie et qui veulent œuvrer dans l’intérêt de tous. Nous pensons que vous êtes l’incarnation de cette Renaissance indispensable, à la hauteur de notre Histoire et de notre Peuple. Mais cela passe par ces assises ou conférence nationale souveraine.

     

    Photo RFI


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