Haute Autorité de Transition
Le Président Rajoelina accule les trois mouvances.
Le régime de transition et les trois mouvances s'engagent dans une guerre
de nerfs à une semaine de l'assemblée générale de l'Union africaine.
Surenchère sur surenchère, Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT) affiche sa détermination à aller de l'avant dans la formation du gouvernement, avec ou sans les mouvances des trois anciens présidents. Ces dernières ne veulent pourtant rien céder.
« Nous allons incessamment mettre en place le gouvernement. Il ne reste plus que quelques détails organisationnels à régler. Tant mieux pour ceux qui y prendront part et tant pis pour ceux qui s'y refuseront. Nous nous en lavons les mains », a averti Andry Rajoelina, en marge de la cérémonie organisée hier pour inaugurer le début des travaux de la construction d'un hôpital à Andohatapenaka.
Le président de la HAT tente d'acculer les autres mouvances encore récalcitrantes au processus en cours, en intensifiant la pression et en lançant sa « dernière tentative », selon ses termes. « J'espère que les trois mouvances puissent tirer la leçon du passé. Le temps n'est plus aux intransigeances. Nous ne sommes plus au stade du partage des pouvoirs », a-t-il mis en garde.
L'homme fort de la transition reste dans la logique de son discours de présentation des vœux des corps constitués. Hier, il est revenu à la charge avec d'autres arguments. Il a brandit une carte maîtresse, exigée par la communauté internationale, à savoir sa non-candidature aux présidentielles. « Pour l'instant, je maintiens ma déclaration du 12 mai [2010] sauf s'il y a des événements contradictoires », confirme-t-il.