GOUVERNEMENT UNION NATIONALE : J - ?
Les dirigeants des partis politiques affichent la prudence au moment de la formation du gouvernement. Ils attendent les " résultats " des consultations.
La Primature en effervescence. Elle s’active à la formation du gouvernement annoncée dans un délai de dix jours au plus après la reconduction du général Camille Vital, mercredi. « La Primature a reçu une centaine de CV jusqu’à présent. Le dépôt des listes proposées par les formations politiques devrait prendre fin lundi », a confié une source au courant du dossier. Cette dernière ne confirme pas les affirmations selon lesquelles le gouvernement pourrait être formé avant mercredi.
A l’heure actuelle, la plupart des groupements politiques qui ont paraphé la feuille de route, ont déjà remis leur liste à Mahazoarivo, avec un double déposé à Ambohitsorohitra. C’est entre autres le cas de l’Espace de convention politique, du Tiako i Madagasikara (Tim) aile Raharinaivo Andrianantoandro et de l’Union des démocrates et des républicains pour le changement (UDR-C). Il semble que l’équipe d’Yves Aimé Rakotoarison, l’aile dissidente de la mouvance Ravalomanana, reste l’un des groupements politiques qui n'ont pas
encore remis leur copie.
Répartition tacite
Les dirigeants des formations politiques restent peu bavards concernant la clé de répartition. « La feuille de route précise que le président de la Transition et le Premier ministre de consensus s’engagent à opérer une répartition juste et équitable des porte-feuilles, en respectant les critères de provenance politique, de représentation de genre et d’équilibre régional », se contente de rappeler Benja Urbain Andriantsizehena, secrétaire général adjoint de l’UDR-C, une plateforme de partis qui soutient Andry Rajoelina.
La discrétion devient ainsi la règle concernant la clé de répartition, mais cela n’empêche pas certains responsables de partis d'évoquer son existence de manière « tacite ». « Chaque grand groupement devrait obtenir un ministère de souveraineté. Le reste devrait être géré selon l’envergure de chaque entité », confie un ténor d’un groupement politique.
À part la réaction officielle du gouvernement vendredi, aucun responsable de parti ne souhaite pas non plus s’exprimer sur la déclaration de Bernard Valéro, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères jeudi, quand il avait évoqué le calendrier de la formation du gouvernement ainsi que ses éventuels impacts. « Il n’est pas opportun de donner son avis sur les affaires nationales actuellement. Il faut laisser le temps de travailler à ceux qui sont chargés de former le gouvernement », soutient l’un des six candidats recalés au poste de Premier ministre.