Après les mercenaires encadrant et dirigeant des forces de répression malagasy, on voit maintenant des plumitifs qui se répandent à longueur de colonnes dans tel ou tel journal proche de Marc Ravalomanana.
Que des plumitifs existent, c'est une bonne chose même au service d'un Président en fuite car malgré les flots de mensonges, contre-vérités, menaces et barrages de rue, le « trio des EX » ne peut nier qu'avec la HAT, point de censure, pas d'expulsions de « plumes mal- pensantes » pas de refus de visa pour des correspondants de Presse, pas de fermeture arbitraire d'ondes ou d'image.
Pour revenir à certain éditorialiste, on constate avec stupeur que sous des noms d'emprunt malagasy se cachent en réalité une ou des plumes vazaha dont l'étalage de culture française (et pour cause !) trahit manifestement la nationalité comme d'ailleurs l'absence de toute référence à nos grands littérateurs.
Rabearivelo, Rabemananjara, et les autres, sans oublier le grand Ampaté Bâ doivent se retourner dans leur tombeau. Trop, c'est trop !
Nier ou gommer notre culture ainsi pour défendre en fait « un brave type », c'est faire offense à tout notre Peuple.
A voir de plus prés, on constate qu'une fois de plus Marc Ravalomanana fait appel à des ressources étrangères y compris d'ailleurs pour constituer son entourage. Cela traduit plusieurs points : Marc Ravalomanana et les siens ont honte d'appartenir à notre Nation (et cela se dit GTT !!), ou bien l'Ex est bien seul ou encore le même Ex ne fait confiance qu'à ceux qui sont à sa solde. Et vu le vide sidéral du discours, même par portables interposés, rien ne nous empêche de penser que cela peut être tout cela à la fois.
Et si on ajoute l'invite à rejeter le PM par simple pétition, sans contrôle contradictoire, on a la confirmation que la « profondeur » du discours de Marc Ravalomanana se résume en une simple phrase : « le Pouvoir, tout le Pouvoir pour Moi et après on verra.... ».
C'est bien court et affligeant. Les Didier Ratsiraka et Albert Zafy devraient s'y prendre à deux fois plutôt qu'une avant de s'engager. Leurs échecs électoraux successifs devraient les éclairer. Faut-il encore qu'ils aient une vision à long terme pour notre Pays ...
Sous couvert d'un pseudo libéralisme (pour l'économie), le président déchu est en réalité « un totalitaire soviétique pur jus » : mépris, dédain, grossièretés, aucune écoute des autres, aucun respect y compris à l'égard de ceux qui l'ont fait roi.
Quand on voit les Zafy et Ratsiraka qui en leur temps se sont vomis et pourchassés, quand on voit comment Ratsiraka a du s'enfuir après avoir été roulé comme un « bleu » à Dakar et quand on voit que les mêmes sont prêts à partager le même lit que l'Ex de Prétoria, alors oui les leçons de l'histoire ne servent à rien ; oui certain d'entre-nous ont une mémoire sélective ou à géométrie variable ; alors, oui notre Pays mérite plus et en tout pas de ces « vieux chevaux de retour ».
Les masques sont tombés, effectivement.
Notre pays est majoritairement jeune. Faisons confiance à notre jeunesse. Certes, elle commettra des erreurs (pas pires que le Boky Mena...) mais elle apprendra et nos élites reprendront la place que tenaient nos grands anciens au niveau international. Souvenons-nous d'Albert Ratsimamanga dont le centenaire de la naissance a été davantage célébré à l'UNESCO que chez nous !
Triste réalité qui ne peut que renforcer notre détermination pour un lendemain plus fort, plus solidaire et plus social. C'est le message que nous envoie notre jeunesse. Sachons le capter ici, maintenant et vite !
Par Ndimby Andriatsimisy